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OPECST hearing transcript c1415056

Assemblée nationale · 36 pages · text from the file's own layer

This is the official record (compte rendu no. 56) of a public hearing held by the French Parliamentary Office for the Evaluation of Scientific and Technological Choices (OPECST) on 24 November 2014, chaired by deputy Jean-Yves Le Déaut. The hearing covered drone overflights of French nuclear installations: at least twenty drones had flown over nuclear sites in violation of the law. Drone makers, operators, regulators and nuclear safety officials took part. The chair concluded that the flights looked like an organised operation and that some changes to the law might be needed.

  • p. 2 …Cela a été fait, et nous venons de réaliser une audition dans une configuration habituelle, c…
  • p. 3 …Et si c’était autre chose, seulement un travail pour saper un développement économique, sans lien…
  • p. 4 …s’agisse d’Ebola ou autre chose, c’est le pilotage, et non pas le plan…
  • p. 5 …Les deux sont reliés par des liaisons de données, c’est un point qui aura toute…
  • p. 6 …1 000 sociétés référencées à la DGAC. C’est énorme, car la réglementation en question ne…
  • p. 7 …Airbus, c’est un peu plus de trente ans de drones. Nous faisons partie du même…
  • p. 8 …hypothèse de drones civils hors la loi, c’est-à-dire utilisés hors réglementation. Pour utiliser…
  • p. 12 …Le problème est de détecter, localiser et traquer l’engin, c’est-à-dire déterminer où…
  • p. 13 …Nous avons entendu cet après-midi, comme si c’était totalement normal, que l’on peut…
  • p. 15 …Ainsi, c’est lui qui coordonne les moyens engagés pour faire cesser ces vols de drones…
  • p. 16 …non pas simplement de sociétés de sécurité. C’est un élément essentiel si l’on veut…
  • p. 18 …La question n’est donc pas d’avoir un grand tout indépendant, c’est impossible. Elle…
  • p. 19 …nucléaire, de radioprotection, et de sécurité nucléaire. C’était probablement plus facile dans le contexte du…
  • p. 20 …d’un opérateur qui fait le maximum. C’est une chaine totale, comme il existe une…
  • p. 24 …internes, quelle qu’en soit l’origine. C’est ce qui s’est produit à Fukushima…
  • p. 25 …source de préoccupation majeure pour nous tous. C’est en tout cas ce que montre le…
  • p. 26 …Nous l’avons immédiatement revendiqué en publiant la vidéo expliquant que c’était nous. Personne n…
  • p. 27 …adaptée à chaque endroit de la centrale. C’est pour cela que nous avons décidé de…
  • p. 28 …Mais, ce qui est frappant, c’est que l’analyse générale des incidents et accidents survenus…
  • p. 29 …Yannick Rousselet, que c’était au vu de reportages télévisés. On n’a rien vu à…
  • p. 30 …Des plans doivent se mettre en place d’ici 2016, c’est-à-dire avec des…
  • p. 31 …survol de la centrale. M. Yannick Rousselet. C’est tout de même en contradiction avec des…
  • p. 32 …Cela ne répond peut-être pas à toutes les questions et c’est pour cela qu…
  • p. 34 …centrales françaises, dont on aura à discuter c’est une évidence, de lui garder ce caractère…
  • p. 36 …C’est bien, mais c’est irresponsable. Nous arriverons au dénouement. Il y avait des tenants…
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De quels drones parle-t-on? J’ai tendance à dire que le domaine militaire, domaine
ancestral et le gros du marché, a vocation à vendre à des États. Nous commençons à vendre
des drones à des opérateurs d’importance vitale (OIV), dont certains sont autour de la table, et
à des grands ministères, pour la sécurité. Mes camarades ont parlé de drones pour application
civile ou loisirs.
Pour les drones militaires, je vais jouer le rôle de témoin, puisque je suis à mi-chemin
entre la réglementation et l’utilisation. Ils sont d’une gamme un peu différente de ce que l’on
a vu jusqu’à maintenant, puisque même si l’on a des drones de quelques kilos, nous livrons
aujourd’hui, notamment à la France, des drones de plusieurs tonnes. Certains volent une
heure, mais d’autres plus de vingt heures, et peuvent parcourir des distance de dix à plusieurs
milliers de kilomètres, quand ils sont relayés par des satellites. Nous livrons deux drones : le
drone Harfang pour l’armée de l’air et le Tanan pour l’armée de terre.
Ces drones pour l’instant sont surtout militaires et dédiés à de la surveillance. Très
peu emmènent des charges utiles et les effecteurs dont généralement disposent les militaires
sont bien plus performants que ceux des drones. Ces drones sont extrêmement contrôlés. Pour
exporter un drone, nous avons un double verrou. Il faut passer des contrôles sur le pays
destinataire et sur le type de matériel, puisque les drones sont considérés comme un matériel
de guerre, quelle que soit leur taille. Pour les drones de plus grosse importance, nous devons
également respecter la limitation sur les armes de destruction massive : la France a signé un
accord et nous n’avons pas le droit de les exporter.
Avec les évènements qui se multiplient – je suis personnellement pilote privé du
dimanche sur un avion –, des personnes m’ont fait peur en affirmant faire voler des drones à
une altitude à laquelle je vole moi-même, sans être signalés. Maintenant, tous les jours, je
regarde d’un œil inquiet ce qui se passe autour de nous. Pour nous et notre analyse de défense,
il y a très peu de probabilité qu’il s’agisse de drones militaires. Nous avons plutôt tendance,
comme l’ont évoqué mes camarades, de privilégier l’hypothèse de drones civils hors la loi,
c’est-à-dire utilisés hors réglementation.
Pour utiliser des drones, il suffit d’aller sur internet et de trouver des appareils pilotés
à vue. La limite que nous fixons pour le civil est autour de 10 kilomètres. C’est ce que nous
arrivons à faire avec des masses de moins d’un kilogramme et jusqu’à plusieurs dizaines de
kilogrammes. Mais avec des ressources GPS, il est possible de ménager des points d’arrêt et,
à ce titre, atteindre des portées que nous estimons à plusieurs dizaines de kilomètres sans
aucun problème.
Nous réfléchissons, Airbus et d’autres sociétés, sur les moyens de contrer ces
menaces ou ces risques, puisque, à la différence des drones très durcis, ils sont relativement
sensibles aux perturbations électromagnétiques, à la météo ou à d’autres turbulences, et donc
leur condition d’emploi est relativement délicate.
Pour conclure, dans le domaine militaire, nous sommes à la fois contrôlés sur la
vente et sur l’emploi. La question est : faudra-t-il limiter les drones civils également sur la
vente et sur l’emploi pour minimiser les risques, car certaines catégories d’appareils risquent
d’être dangereuses et de perturber l’ensemble de la communauté ?
M. Jean-Yves Le Déaut, président. Merci monsieur Oswald, peut-être tout à
l’heure mes collègues auront l’occasion de vous poser des questions. Nous abordons
maintenant le sujet de la règlementation relative aux drones, avant celui du nucléaire. J’avais

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